reconstitution du supplice du baquet pour illustrer l'article dr drôle d'histoire dédié à cette méthode de torture médiévale

Le Supplice du Baquet… ou le SPA-Très-Caca

« JUSTICE »
En voilà un bien joli mot !

Et s’il en est un (de mot) qui a servi de justification à l’expression de la férocité de l’homme, c’est bien celui ci.

Qu’elle ait été prétendument religieuse, inquisitoriale ou sociale, que ça ait été pour arracher des aveux ou pour condamner, c’est quand même sous couvert de vouloir la rendre que l’homme a pu laisser s’exprimer ses plus bas instincts et rivaliser d’ingéniosité macabre pour inventer les pires stratagèmes afin de faire souffrir au maximum son semblable !

En d’autres temps je vous avais conté l’histoire émouvante d’ Eridas, 1er homme à avoir subit le supplice de la Poire d’Angoisse…
(comment ça tu n’as pas lu cet article ? Mais fonces-y donc en cliquant sur ce bouton ami(e) !)

…Et bien aujourd’hui je voulais vous parler du Supplice du Baquet !

– Hein ? Ils leurs faisaient prendre un bain aux suppliciés ?
Fallait qu’ils soient propres comme des sous-neufs avant de se faire zigouiller ?


Non !
Enfin pas exactement…

Qui se voyait condamné au Supplice du Baquet, ou « condamné à S’assoir dans le Bain », (bah la revoilà avec son histoire de bain ! ) finissait entravé dans un baquet (aujourd’hui on parlerait plus volontiers d’un tonneau) d’où seule la tête dépassait.

On prenait alors bien soin d’installer ledit condamné en plein cagnard…
Avouez que ça aurait été bête qu’il nous choppe un petit rhume !

visage recouvert d'insectes pour illustrer l'article PCPL dédié au supplice du baquet aussi appelé scaphisme
Une fois bien serti et au chaud, on lui enduisait le visage de lait et de miel ce qui ne manquait pas attirer mouches et insectes en tout genre…
Ca fait toujours des copains avec qui passer le temps !

Et ce n’est que le début !

Le supplicié était maintenu en vie, consciencieusement nourri le temps que durait son calvaire.
Et s’il ne voulait pas manger (le manque d’exercice physique sans doute… ) eh bien on le gavait !

Ayant quelques notions basiques de physio-biologie j’en suis sure, vous voyez ce qui arrivait alors…

Après plusieurs jours d’immobilisation, le malheureux barbotait allègrement dans ses immondices (excréments, urines etc…)

Ce petit SPA scatologique entraînait bien sur une putréfaction des chairs et la victime mourrait au bout de 15 à 20 jours, simultanément dévorée par les asticots et pourrissant vivant.

Et bon appétit bien sur !!!

 

Notons pour finir, dans un souci d’exactitude poussée (qui me caractérise) que le médiéval supplice du baquet s’inspire d’un châtiment bien plus ancestral, déjà pratiqué en Perse au IVeme siècle avant JC : le Scaphisme dont Plutarque nous fait la description dans sa biographie du roi Artaxerxes II, lors de l’épisode de la mise à mort de Mithridate.

« L’on prend deux auges, faites exprès si égales que l’une n’excède point l’autre en longueur ni en largeur, et couche l’on sur les reins à la renverse celui qu’on veut punir, dedans l’une d’icelles, et puis le couvre l’on de l’autre, et les coud-on l’une à l’autre : de sorte que les pieds, les mains et la tête du patient sortent dehors par des trous que l’on y fait expressément : le demeurant du corps demeure couvert et caché au-dedans. On lui donne à manger tant comme il veut, et s’il ne veut manger, on le contraint par force en lui poignant les yeux avec des alênes : puis quand il a mangé, on lui donne à boire du miel détrempé avec du lait, et lui en verse l’on non seulement en la bouche, mais aussi sur tout le visage en le tournant de sorte que le soleil lui donne toujours dedans les yeux, tellement qu’il a la face sans cesse toute couverte de mouches, et faisant dedans ces auges toutes les nécessités qu’il est force que l’homme buvant et mangeant fasse, il vient à s’engendrer de l’ordure et pourriture de ces excréments, des vers qui lui rongent tout le corps jusques aux parties nobles : puis quand ils voient que le patient est mort, ils lèvent l’auge de dessus et trouvent sa chair toute mangée par cette vermine qui s’engendre, jusque dans ses entrailles. Mithridate donc après avoir langui l’espace de dix-sept jours en cette misère, finalement mourut à toute peine. »

 

Une autre anecdote ?

vitrine de la morgue de paris en 1855

La Morgue de Paris : quand on exposait les cadavres en vitrine

Insolite PCPL : Découvrez la morgue de Paris, où on exposait les cadavres en vitrine pour que leurs proches puissent les identifier

2 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.