Petits Métiers Parisiens : Quand les Gagne-Misère arpentaient les rues

détail de les miserable de victor hugo représentant Cosette pour illustrer l'article PCPL dédié aux miséreux, gagne misère, petits métiers des parisiens du 19ème siècle

Jusqu’au tournant du 20ème siècle, le concept de « plein emploi » n’effleurait même pas les esprits et nombre de personnes devaient se débrouiller comme elles pouvaient pour survivre.

La capitale grouillait littéralement de « gagne-misère » en tout genre qui tentaient par tous les moyens, nuit et jour, qu’il pleuve qu’il neige ou qu’il vente, de gagner un sous par ci par là.

(Tout) Petit florilège des plus insolites ou émouvants de ces petits métiers disparus :
(cliquez sur les images pour les agrandir)

photo d'une vendeuse marchande d'arlequins pour illustrer l'article PCPL dédié aux petits métiers de Paris

. La Marchande d’Arlequins (ou regrattière)
Avec elle, vous pouviez manger pour 25 centimes…
Sauf que la pitance était composée des restes des restaurants et des maisons bourgeoises alentour, recuits tous ensemble dans une grande marmite et vendu à la louche.
Et bon appétit bien sur !! ^^


. Le Marchand de Feu :
Au 19ème siècle, un homme ça fume, et quand ça n’a pas de quoi s’allumer une tige, ça va voir un marchand de feu qui se balade un peu partout avec un petit brasier amoureusement entretenu dans une petite lanterne.


marchande de mouron des oiseaux pour illustrer l'article PCPL dédié aux gagne-misère. Le Vendeur de Mouron :
Le mouron des oiseaux est une « mauvaise herbe », qui poussait jadis un peu partout en périphérie des villes, le long des murs…
Comestible, on la mangeait en salade, en soupe, ou on la donnait aux oiseaux dans les parcs pour amuser les enfants ou agrémenter un rendez-vous galant.


. L’Ange Gardien
Quand on allait chez le marchand de vins, c’était pas pour jouer aux cartes : on venait picoler !
fatalement, presque mathématiquement je dirai, à un moment : on finissait fin bourré !
Au signal du patron, l’ange gardien raccompagnait alors les clients ivres morts à leur domicile avant que la situation tourne au vinaigre (on est un établissement respectable que diable !) .
En récompense, il recevait quelques pièces (le client donnait ce qu’il voulait, mais jamais moins que 50centimes) et avait table ouverte chez le marchand de vins pour lequel il officiait.

. Le Marchand de Lacets :
En cas de rupture du cordon droit ou gauche de la chaussure, on pouvait procéder à la réparation de la pièce défectueuse quasiment instantanément, à même le trottoir grâce aux vendeurs de lacets. (souvent des enfants dont les petits doigts étaient plus pratiques pour passer le lacet dans les trous)
Carglass répare, Carglass remplace…


gravure d'un maltachier degraisseur pour illustrer l'article PCPL dédié aux gagne petits de France. Le Maletachier (ou crieur de maletache):
Ce métier date du Moyen-Age, une époque où rester propre relevait de l’exploit !
En cas de bavure, de projection ou de contact avec une substance crado, le maletachier se proposait de débarrasser vos vêtements des maletaches (mauvaises taches) grâce à sa «pierre à détacher » ou son « savon à dégraisser».
Ce qui pouvait s’avérer bien pratique avant de rentrer à la maison pour éviter la fatidique question : « C’est quoi cette trace rouge sur ton col Edmond ?!?!? ».
La profession dura jusqu’à la Belle époque…


photo d'un nettoyeur de chaussure, appelé décrotteur, pour illustrer l'article PCPL dédié aux metiers d'autrefois. Le Décrotteur :
Marcher dans une crotte de chien n’a rien d’agréable… alors marcher dans celle d’un cheval !
Mais pas de panique si votre chemin croisait une bouse : le décrotteur était là pour vous gratter les semelles souillées.



gravure représentant des boyautiers ou boyaudier pour illustrer l'article parciparla PCPL dédié aux petits métiers de paris. Le Boyaudier (ou boyautier) :
Poétiquement on disait qu’il avait le « secret de faire chanter les cordes et de leur donner une âme »
Plus prosaïquement, il nettoyait les intestins des animaux (généralement moutons ou agneaux) pour en faire des cordes d’instrument de musique… Bonjour l’odeur !


carte postale présentant des vendeurs d'attrape mouches pour illustrer l'article PCPL dédié aux petits metiers. Le Vendeur d’Attrape mouches :
Avec toute cette pestilence, la mouche était partout.
Pour n’être point trop incommodé on pouvait acheter un attrape-mouche : sorte de cône dans lequel l’insecte s’engouffrait pour ne plus ressortir et qu’on pouvait tenir à bout de bras comme une ombrelle… So Chic !



chaisière ou loueuse de chaises pour illustrer l'article PCPL dédié aux petits métiers parisiens, aux gagne misère. La Chaisière ( ou Loueuse de chaises) :
Citons ici simplement la définition du livre « Il n’y a pas de sot métier » de R.Hesse :
« Telle une sauterelle de jardin public, inopportune, elle bondit sur le promeneur qui s’installe. De la sauterelle, elle possède encore le costume uni. Toujours vêtue de noir, elle circule attentive, en méfiante, autour des pelouses et des bassins. On la redoute. Dès qu’on voit poindre sa sacoche au travers des arbres, on abandonne la place. En dépit des ruses de Sioux, elle arrive à temps pour toucher sa créance.»


ramasseur de megots, appelé cueilleur d'orphelins pour illustrer l'article PCPL dédié aux gagne misère de Paris
. Le Cueilleur d’Orphelins :
Au 19ème, on fumait sans filtre.
Le cueilleur d’orphelins arpentait donc avidement les rues, le nez collé au trottoir à la recherche de résidus de cigarettes pour revendre, après un fastidieux travail de grattage, le tabac non consommé ainsi récupéré.


. L’arracheur d’Ailes
Au 19ème siècle, la mode fut un temps au chapeau tyrolien.
Le summum du chic étant de le porter orné de plumes d’hirondelle.
Aussi vit-on des hommes « pêcher en l’air » à l’aide d’une canne (avec un hameçon au bout sur lequel était piqué un petit insecte dodu et appétissant pour l’oiseau) pour attraper des hirondelles et leur arracher les plumes… vivantes bien sur.


tondeur toletteur de chien sur les quais de seine à Paris au 19ème siècle pour illustrer l'article PCPL dédié aux métiers oubliés de la capitale. Le Nettoyeur/Tondeur de chien (ou chat)
Pas simple de nettoyer Medor quand on n’avait qu’un cabinet de toilette avec une bassine !
Mais là encore, le malheur des uns fait le bonheur des autres : il suffisait d’aller sur les quais de seine pour trouver les ancêtres des toiletteurs qui officient avec l’eau du fleuve.
Attention toutefois : on était nettoyeur de chien OU de chat… pas les deux.


ramasseur de crottes ou pompe à merde pour illustrer l'article PCPL dédié aux petits métiers de Paris. Le Ramasseur de Crottes :
On ne se doute pas comme ça, mais la crotte était un outil de travail primordial aux mégissiers.
Ils s’en servaient pour transformer la peau animale en cuir : « On s’était aperçu que les déjections d’animaux carnivores contenaient un acide rongeant la graisse adhérant aux peaux. […] Une bonne journée ramenait dix kilos de crottes de chiens. »
Ni une ni deux, le commerce de caca se mis en place (aujourd’hui on appelle ça la télé-réalité ! ^^)


. La Vendeuse de Sangsues :
Du coté des mégissiers, on trouvait également des jeunes filles venues ramasser des sangsues pour les revendre aux apothicaires.
Certaines avaient carrément des accords avec les tanneurs mais pour les clandestines, elles se trempaient les jambes dans la Seine (où les bains des peaux étaient déversés) jusqu’à ce que les mini-vampires se collent à leurs cuisses.

 

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